الجزء الأول · الطبعة الأولى
على ضفاف البحر الأحمر
15 US$
مكتبة قصر عَدَل
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من نافذة القصر
خلف النافذة، تمتد مدينة بيضاء حتى الجبال.
أعلى من السطوح البيضاء، تحرس المدينة والبحر.
في قلب المدينة، تلتقط آخر أشعة الشمس.
تحت المظلات المشدودة، تفيض البسطات بالتوابل والأقمشة والبخور. وهنا تُفرغ القوافل بضائعها.
مطرّزة بالذهب، ترفرف الراية الخضراء فوق الأسوار.
من نافذة القصر
خلف النافذة، تمتد مدينة بيضاء حتى الجبال.
أعلى من السطوح البيضاء، تحرس المدينة والبحر.
في قلب المدينة، تلتقط آخر أشعة الشمس.
تحت المظلات المشدودة، تفيض البسطات بالتوابل والأقمشة والبخور. وهنا تُفرغ القوافل بضائعها.
مطرّزة بالذهب، ترفرف الراية الخضراء فوق الأسوار.
على الضفاف
على ضفافه، تراقب المدن البيضاء مرور المراكب الشراعية.
تصل من جزيرة العرب محمّلة بالبضائع، ثم تمضي مع الريح.
هنا تبدأ حكاية علاء الدين.
الخريطة
اتبع طريق التجّار، من الضفة الأخرى للخليج حتى الهضاب العالية.
ميناء في جزيرة العرب، على الضفة الأخرى من خليج عدن.
ميناء مملكة عَدَل الكبير، حيث ترسو المراكب الشراعية.
مدينة الهضاب العالية، صارت عاصمة عَدَل في القرن السادس عشر.
أما طريق علاء الدين، فيُكتشف في الكتاب.
الوجوه
يولد آلا وآوا، مخلوقان على صورته، أكثر طاعةً، لا يعرفان التعب… وسرعان ما يصيران أكثر حياةً منه.
همسات المصباح
انغمس في الحكاية الشعبية القديمة عن يتيمٍ نال كل ما تمنّاه. ماذا يفعل ملكٌ صبيّ بعد أن غزا العالم؟ يصنع كائناتٍ حيّةً اصطناعيةً خاصة به، بطبيعة الحال!

أنا خادمك إلى الأبد يا سيدي. قل أمنيتك، وسأحققها.

أنا أحقق رغباتك… لا تساؤلاتك.

أريد كائنًا مثلي.


اسمي آلا — قال بصوت معدني — سعيد بالتعرّف إليك.

حيث ينفّذ آلا، تتخيّل آوا. النقص يولّد الرغبة، والرغبة تدفع إلى الخلق.

ربما لسنا الغاية، لكننا المَعبَر…
من سرٍّ إلى سرّ، يبلغ اللقاء الأخير.
اقتباسات مترجمة عن الفرنسية.
الصفحات الأولى
قلّب الصفحات كأنك تمسك الكتاب بين يديك.

Une nuit, tandis que tout sommeillait dans un silence paisible et que les miens dormaient, étendus dans la fraîcheur de la véranda, un souvenir ancien s’imposa à moi, sans prévenir : l’histoire d’Aladin. Je ne saurais dire pourquoi elle refit surface, mais elle se déroula devant mes yeux avec une vivacité étonnante, comme si elle m’était contée à cet instant même, dans un murmure familier.
Je voyais Aladin, pauvre garçon solitaire, vivant avec sa mère ; le magicien perfide, rusé et avide, qui convoitait la lampe au pouvoir prodigieux ; la princesse Badroulboudour, d’une beauté éblouissante, que le jeune Aladin allait conquérir grâce à l’éclat mystérieux de cet objet enchanté… Toutes ces scènes défilaient dans mon esprit avec une précision troublante, comme tirées d’un rêve limpide.
Cela faisait pourtant des décennies, depuis mes premiers pas sur les bancs de l’école primaire, que je n’avais plus entendu parler de cette histoire. Avant cette nuit-là, il ne m’en restait qu’une vague image : celle d’un jeune garçon possédant une lampe magique qu’il suffisait de frotter pour voir surgir un « jin », c’est-à-dire un démon, prêt à satisfaire ses moindres désirs.
Mais désormais, je connaissais l’histoire dans ses moindres replis, et je la comprenais sous un éclairage nouveau. Dans mon songe, elle ne se jouait plus dans la vieille Chine impériale, mais en Afrique, chez les magiciens et les guérisseurs, comme si, au fond, elle avait toujours appartenu à ces terres-là. Elle se déroulait sur les rives de la mer Rouge, dans le royaume oublié d’Adal, bien avant que celui-ci ne fût avalé, digéré puis recraché par l’antique Abyssinie orientale, alors sous domination musulmane.
Le père d’Aladin se nommait Mustapha Bahudin. Il venait de la Perse antique. Ses parents avaient quitté Bagdad, la cité de lumière, de savoir et de jardins, pour Bokhara, avant de s’établir à Nishapur, sous les fastes calmes de la dynastie abbasside.
Jusqu’à cette nuit où le récit m’apparut dans toute sa richesse, je n’en avais retenu que les bribes enfantines : une fable naïve, inventée par quelque conteur chinois aux rêveries débordantes. Et pourtant, elle était bien plus que cela. C’était l’histoire véritable d’un jeune homme insouciant et désinvolte, qui eut un jour la chance, ou le fardeau, de découvrir la magie d’une lampe abandonnée au fond d’une grotte.
Il lui suffisait de la frotter pour qu’un génie en surgisse, s’inclinant devant lui et disant : « Je suis ton serviteur à jamais, ô Maître. Dis ton vœu, et je l’accomplirai. » Par ce simple pouvoir du désir, Aladin pouvait tout obtenir. Il n’avait qu’à prononcer « Je veux… » et le monde s’ouvrait à lui.
Son premier vœu fut de nourriture. Et il en reçut tant que son corps, trop comblé, finit par s’en plaindre. Puis vinrent les habits somptueux, les palais aux coupoles d’or, les joyaux et les colliers, le pouvoir et l’admiration. Il devint empereur d’un royaume sans limites, entouré de concubines empressées, de gardes silencieux et de serviteurs dociles. Tout lui était dû. Et tout lui était donné. Il frottait, et le génie apparaissait.
Mais quelque chose se fissura peu à peu. Avec son génie, le temps s’était contracté, l’espace effacé. Aladin ne vivait que dans le temps des hommes, l’instant bref où il savourait la réalisation d’un désir. Puis, ce désir le projetait ailleurs, dans un autre lieu, un autre temps, sans qu’il ne s’en rende même compte. Chaque souhait le transportait dans un monde à son image, et la seule chose qu’il emportait d’un univers à l’autre, tel un talisman silencieux, était cette lampe qui exauçait tout.
Ainsi, en quelques mois, il vécut dans mille civilisations, dispersées aux quatre coins du monde et séparées par des siècles entiers. Mais à chaque vœu comblé, sa volonté se dissolvait un peu, et la lumière de son âme semblait se ternir.
C’est sans doute pourquoi, un jour, il se lassa de tout commander. Ce n’était pas seulement qu’il n’avait plus faim, ni froid, ni peur, c’était qu’il en avait assez de vouloir. Il avait tout possédé : des mets raffinés, des soies aux mille couleurs, un lit différent chaque nuit, un trône sous chaque ciel. Il était adulé, courtisé, envié. Et pourtant, il sentait ses forces décliner, comme si sa lampe lui retirait plus qu’elle ne lui offrait.
Un jour, accablé, l’esprit plein de regrets, il se demanda : « Et si j’avais mal utilisé ma lampe ? » Il revit alors sa vie comme un patchwork éclaté, une suite de fragments sans lien, une succession de caprices éphémères, sans direction ni profondeur.
Ce fut un matin de printemps, dans un pays tropical. Il était étendu près d’un lac quand il vit soudain surgir un poisson immense, qui replongea aussitôt dans les eaux. Il suivit de l’œil ses ondulations, puis se prit à rêver : et s’il pouvait, lui aussi, fendre l’eau, plonger dans les abysses, voguer d’un continent à l’autre, découvrir ce qui se cache au-delà des horizons ? Cette idée le ranima, et il convoqua son génie. Celui-ci apparut aussitôt, lui offrant un bateau plus rapide que tous les poissons de la mer. Dès lors, ce fut son nouveau jeu, sa nouvelle école. Il contemplait la nature, choisissait un élément et l’imaginait « plus grand, plus beau, plus fort ».
Il respirait une tulipe et désirait en extraire l’essence pure : le génie la lui offrait. Un jour, assis dans un jardin, ses yeux s’attardèrent sur une fourmi encerclée par une flaque d’eau. Elle hésitait, tâtonnait, mais trouva son chemin et échappa à la noyade. Fasciné, Aladin se demanda : Comment a-t-elle vu ce passage si étroit ? Il interrogea son génie, qui lui présenta un microscope. Aladin s’émerveilla, mais pensa aussitôt : « Ce microscope est trop gros. Jamais une fourmi ne pourrait en porter un pareil dans sa tête. » Alors, le génie lui donna un microscope. Puis un microscope minuscule. Aladin sourit, puis se détourna. Une nouvelle question l’assaillait déjà : « Et l’aigle ? Utilise-t-il un tel instrument pour repérer sa proie depuis les hauteurs célestes ? »
Il rappela son génie et posa la question. Mais le génie, pour la première fois, resta coi :
— Je ne sais pas, dit-il. J’exauce vos désirs… pas vos interrogations.
Aladin savait déjà qu’il ne tirerait plus grand-chose de ce terrain. Le génie, malgré toute sa puissance, n’était d’aucun secours pour penser. Mais Aladin n’attendait pas de réponses, seulement un interlocuteur, un miroir d’écoute où tester ses intuitions naissantes.
— Puisqu’il existe un instrument pour voir ce qui est minuscule et proche, dit-il, apporte-moi maintenant quelque chose qui permette de voir le plus loin possible !
Le génie s’inclina aussitôt :
— À vos ordres, Maître.
Il disparut dans un éclair et réapparut avec un objet immense, mille fois plus imposant que le plus grand des microscopes. Un sourire satisfait aux lèvres, il tendit l’engin :
— Voici ce que vous avez demandé. Cela s’appelle un télescope. Il vous permet de voir jusqu’aux confins du monde et au-delà.
Aladin l’essaya. Il vit des étoiles, des planètes, des brumes de lumière filant dans le vide. L’espace s’ouvrait devant lui, infini et mystérieux. Il s’émerveilla un moment, puis l’enchantement retomba, chassé par un autre désir. C’était toujours ainsi : un émerveillement, puis une fatigue ; un frisson, puis l’oubli. Chaque nouveauté, aussitôt goûtée, était supplantée par une autre envie, plus vive, plus étrange.
Il regardait autour de lui et, de chaque chose, il voulait capter l’essence, la puissance, l’intensité. Il croisait un cheval, aussitôt il rêvait d’une monture capable de galoper plus vite que le vent sans jamais s’épuiser. Le génie, fidèle à son rôle, lui offrait une berline élégante et rapide, filant plus vite qu’un guépard sur la plaine.
Ainsi, Aladin conquit tour à tour la terre, la mer, l’air… puis l’éther. Tout ce que la nature offrait — beauté, vitesse, finesse, goût, éclat — il le voulait en « plus » : plus vaste, plus doux, plus rapide, plus délicieux, plus sublime… Et le génie, infatigable, exauçait, toujours, sans question, sans délai.
À chaque vœu comblé, Aladin traversait un monde. Le temps n’était plus qu’un rideau qu’il écartait d’un revers de « lampe ». Les époques, les civilisations, les continents passaient comme des rêves. Il naissait dans un monde, y épuisait son désir, et s’éveillait dans un autre.
La seule chose qui l’accompagnait, d’un univers à l’autre, c’était cette lampe, l’unique trace tangible de son voyage infini.
C’est ainsi qu’il passa du Moyen Âge africain, sur la rive méridionale de la mer Rouge, aux jardins de soie de l’Extrême-Orient, puis aux rives sacrées du Gange. Il s’égara quelque temps dans l’Orient des contes et des palais, avant d’échouer sur les bords méditerranéens, où il finit par poser son dernier regard sur le monde.
Son nom, au fil de ces traversées, s’était érodé comme une pierre polie par le sable et le vent. D’Alla-ud-Din, il était devenu Aladin. Mais de cela, il n’avait même pas conscience. C’était comme s’il s’était toujours appelé ainsi.
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الآراء
ما يقوله من سافروا إلى مملكة عَدَل.
C'est un livre extraodinaire, qui transporte le lecteur dans un voyage comme on en reve chaque nuit.متوفر الآن
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